Mon histoire d'anthropomorphisme
Au début, je ne savais pas que je souffrais d’anthropomorphisme. Ce n’est qu’après le décès de ma chienne Zirka que je l’ai découvert. La personne qui me l’a fait réaliser m’a mis au départ sur la défensive : je lui en ai voulu pour quelques jours! Moi, faire de l’anthropomorphisme? Impossible! Mais elle avait bien semé le doute en moi et je ne pouvais plus reculer, je devais regarder à l’intérieur de moi pour voir ce qui s’y passait. Pour comprendre ce qui n’allait pas, j’ai du faire appel à une professionnelle en psychologie. Je vivais très mal mon deuil et mon entourage commençait à en avoir marre de mes attitudes qui devenaient inquiétantes.
Dans ma recherche intérieure j’ai découvert que je donnais à Zirka les mêmes sentiments, les mêmes souffrances ( maladies ), les mêmes qualités et le même regard que mon père avait sur moi. Le regard de Zirka était pour moi plein de bonté, de douceur, de sagesse et de compassion. Inconsciemment elle était devenu le reflet de mon père. De plus, les circonstances qui ont entouré le décès de Zirka ont réouvert une plaie déjà existante, un vide que je n’avais jamais pu combler : celui que mon père avait laissé quand il est décédé. J’ai donc du, à la mort de Zirka, subir deux grandes pertes et gérer deux deuils en même temps.
Leur présence n'était plus.
Leur protection n'était plus.
Leur amour n'était plus.
Leur réconfort n'était plus.
Leur valorisation n'était plus.
Leur confiance n'était plus.
Leur tendresse n'était plus.
Leur compréhension n'était plus.
Leur approbation n'était plus.
Et je pourrais continuer comme ça longtemps...
Zirka m’a apporté beaucoup dans la vie au point de vue social. Elle m’a laissé en héritage de très beaux moments. J’ai l’ai aimé énormément et elle sera toujours dans mon cœur. Elle m’a fait grandir.
Pierrette :
zirka@sympatico.ca