Suite et fin...
Aujourd’hui avec internet, on peut écrire à toute heure du jour sans déranger personne. J’ai donc écrit. L’écriture est un bon outil pour faire du ménage à l’intérieur de nous, elle nous permet de nous exprimer et de découvrir que nous ne sommes pas seuls. Savoir qu’à l’autre bout du message se trouve une personne pleine de compassion aide à poursuivre notre démarche de survie. Le temps passe donc et j’ai voulu immortaliser le passage de Zirka sur cette terre. J’ai voulu lui rendre un hommage. Je lui ai donc fait sur un forum canin. Tout le réconfort que j’ai reçu de la part des autres utilisateurs et tout leurs messages de sympathie m’ont redonné confiance en la vie. Je n’étais plus seule, plus isolée. La meilleure chose à faire est de s’efforcer d’avoir des contacts avec les bonnes personnes, si on veut grandir et guérir. Je me suis donc bâtie un réseau de soutien.

Quand le plus gros de la tempête est passé, c’est le temps de faire un travail de deuil. Il faut se regarder intérieurement et se demander : « Pourquoi ai-je toujours cette émotion, qu’es-ce qui se cache derrière cette souffrance que j’ai du mal à gérer? ». Consultez une personne ressource, soit un travailleur social ou un psychologue, et tentez à deux de démêler tout ça. Il n’y a pas de honte à avoir recours aux services d’un professionnel. J’ai consulté un psychologue et j’ai fait de belles découvertes à propos de moi. Ce serait faux de dire que sur le moment je n’avais pas honte de moi. Mais si on y pense bien, avoir honte de son besoin, tout naturel, de se confier à un professionnel équivaut à avoir honte de sa souffrance. De plus en plus de professionnel rencontrent des cas de deuil canin. Ce type de souffrance n’est donc pas à prendre à la légère. Certaines personnes, chez qui la perte de leur animal fait revivre un deuil précédent qu’ils croyaient avoir réglé, ressentent une plus grande souffrance et un plus grand vide. Pour d’autres, c’est au niveau symbolique que la peine se situe, comme lorsque notre animal était un des derniers liens entre nous et notre conjoint ou conjointe. Pour d’autres, le deuil ravive un manque affectif vécu durant l’enfance qu’ils ont tenté de combler avec leur animal. Et finalement, certains font de l’anthropomorphisme. Parmi eux, notons les gens qui n’ont jamais pu avoir d’enfant pour quelque raison que ce soit, et dont l’animal de compagnie prenait la place et le rôle.

Si toutes les étapes sont vécues correctement, viens un beau jour l’acceptation du deuil. On ressent de moins en moins de colère et la culpabilité et le chagrin qui nous affligent deviennent un peu plus supportable. Avant, je ne pouvais pas regarder des danois sans souffrir atrocement. Maintenant, j’ai fait mon deuil et j’ai accepté la réalité. Il ne faut pas se leurrer, il y aura toujours des rechutes, mais elle seront moins fortes que votre deuil : appelons plutôt cela de la nostalgie.
Vous pouvez communiquez avec moi à cette adresse :
zirka@sympatico.ca