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Mon cheminement suite à la perte de mon animal domestique


       Zirka est entrée dans ma vie un 29 novembre ( jour d’anniversaire de mon fils ) et elle en est ressortie ( mais jamais complètement ) le 19 mars 2001, deux jours avant mon anniversaire. Zirka était un grand danois fauve, championne canadienne en conformation, une chienne exceptionnelle à mes yeux. Voici, en quelques lignes, son histoire…


       Quand elle est arrivée à la maison, Zirka était très timide et elle à vite trouvé un endroit tranquille : mon lit douillet. De son premier jour jusqu’à la fin de sa vie, je savais que la perte de Zirka me ferait énormément souffrir. J’étais comblée de la voir vivre avec nous. Elle avait une façon bien à elle de nous regarder avec tendresse, et toute les personnes qu’elle a rencontrés sur son passage n’ont pas pu rester indifférentes. Elle a su soulager les derniers moments de solitude d’une personne atteinte du sida, elle a protégé ma famille d’un malfaiteur qui s’était introduit dans ma deumeure… elle a su rendre heureux les gens pour quelques instants en les accueillant dans son quotidien.



       Réservée quand il le fallait, enjouée quand le moment était propice, c’était en bref une chienne merveilleuse. Puis vint cet instant de souffrance, un véritable coup de poignard le soir du 19 mars 2001. Zirka avait fait un empoisonnement alimentaire avec une substance inconnue. Le résultat était une gastro-entérite hémorragique avec une grande possibilité d’hépatite et de cyrhose. Ce qui m’a fait le plus mal, c’est de voir la dignité avec laquelle elle à souffert en silence le dernier mois de sa vie. J’ai du prendre une décision pour qu’elle arrête de souffrir : j’ai décidé de la faire euthanasier. Je suis restée près d’elle jusqu’à la fin : elle est morte dans mes bras et encore une fois, elle n’a pas compliqué la situation plus qu’il ne le fallait.



       Elle me regardait et dans ses yeux, qui étaient cachés à cause de l’enflure de son visage, j’avais encore une fois l’impression qu’elle me parlait et me disait : « Je m’en vais en paix, mon travail est terminé ici auprès de toi mais je resterais toujous près de toi. Dorénavant, ma demeure se trouve dans ton cœur ». Au dernier souffle de sa vie, tout est devenu noir autour de moi, les sons étaient amplifiés et les paroles du vétérinaire étaient presques inaudibles. En la serrant très fort contre moi, j’ai chanté à Zirka sa dernière chanson, je lui ai donné sa dernière caresse, son dernier bisou. J’ai pris son collier, sa laisse, ai signé les papiers de l’euthanasie et je suis sortie de la clinique sans Zirka.



       Une fois arrivée à la maison, j’avais deux autres chiens qui m’attendaient. J’ai ouvert la porte et ils m’ont reniflés comme jamais ils ne l’avaient fait. Sur le coup j’ai été tentée de les repousser mais après un instant je me suis agenouillée pour les accueillir. Zirka n’était plus avec nous. Chaque matin pendant des mois, je retrouvais un de mes deux autres chiens devant la porte de la cuisine, attendant le retour de Zirka. Je ne m’imaginais pas à l’époque que ce chien pouvait lui aussi vivre son deuil. La perte de Zirka avait aussi été un choc pour lui, et il ne mangeait plus, il n’avait plus d’entrain. Son poil à commencé à tomber et sa belle queue en panache a disparu depuis ce jour.